Sparte, la ville de Léonidas. Mistra, une ville-fantôme
- christianhuteau44
- 18 janv. 2023
- 2 min de lecture
En entrant dans Sparte, impossible d’échapper à la figure de Léonidas. En haut de l’artère principale, trône sa statue imposante. Toute la ville exprime son lien avec ce glorieux ancêtre, à travers plusieurs sculptures urbaines.



Grande rivale d’Athènes dans la Grèce Antique, les deux cités firent alliance pour lutter

contre l’invasion des Perses en 480 B.C. Et c’est à ce moment que Léonidas, roi de Sparte, s’illustra. A la tête de 300 guerriers, ils bloquèrent la formidable armée perse au défilé des Thermopyles pendant trois jours. Leur sacrifice permit aux grecs de se réorganiser avant de l’emporter sur les Perses lors de la bataille navale de Salamine.
Il ne reste plus grand-chose de l’ancienne Sparte : une acropole avec quelques vestiges de monuments très dégradés, comme l’ancien théâtre.

Au centre-ville, on trouve une tombe dont la légende dit que les restes de Léonidas y sont inhumés

Les fouilles menées sur l’acropole ont permis d’exhumer différentes œuvres, dont un célèbre buste de soldat spartiate dit buste de Léonidas. On peut voir ces œuvres et des objets divers au musée archéologique.



La ville moderne de Sparte présente peu d’intérêt. La ville ressemble à toutes les villes grecques qui ont été reconstruites au lendemain de l’indépendance en 1822 et que l’urbanisme du XXème siècle a enlaidi.

L’hôtel Menelaion, de style néo-classique échappe toutefois à la laideur. Mon attention a été aussi attirée par une mosaïque, représentant l’enlèvement d’Europe et que l’on trouve sur la place de l’hôtel de ville.


A quelques kms de Sparte, existe une ville-fantôme formidable, témoin de l’histoire mouvementée qu’elle a connue depuis le Moyen-Age. C’est un français, Guillaume II Villehardouin qui, après conquis Monemvasie, décide de construire un château-fort en 1249. La formidable forteresse domine le sommet de la colline et a conservé une partie de son enceinte. En arrière-plan, les cimes enneigés forment un formidable décor aux ruines du château.

En dessous de la forteresse, différents édifices s’étagent sur les flancs de la colline : maisons, palais, églises, monastères, témoins de l’administration byzantine. J’ai particulièrement admiré le palais du despote, très imposant et malheureusement fermé en raison de travaux de réhabilitation et le couvent de la Pantanassa datant du XIVème siècle, aux fresques defraîchies,


Après Mistra, j’ai eu l’envie de revenir pour retrouver le héros Léonidas. Sa statue majestueuse en bronze incarne à mes yeux la bravoure et l’esprit de résistance des grecs qu’ils ont toujours manifesté au long de leur histoire, et notamment lors de leur indépendance au XIXème siècle.





Merci Christian, tu nous fais revenir en arrière, au temps où le déjà passionné d'histoire que je suis, écoutais avec délectation les explications des profs.
Amuses toi bien et prends soin de toi. A bientôt !
Sylvie et Marc