top of page
Rechercher

Ioannina, la ville au bord du lac

  • Photo du rédacteur: christianhuteau44
    christianhuteau44
  • 20 déc. 2022
  • 3 min de lecture

Quand on arrive dans la ville moderne d’Ionannina, dans la région de l’Epire, on peut se sentir agressé par la circulation permanente de la ville. Mais il serait dommage de s’en tenir à cette première impression. Il faut rentrer dans la vieille ville pour en apprécier ses monuments et ses ruelles riches d’une longue histoire. Et puis Ionnanina, c’est aussi la proximité du lac Pamvolis au milieu duquel émerge l’ile to Nissi.


Ionnanina a une histoire qui a vu se succéder ou cohabiter plusieurs peuples : les normands, les florentins, les ottomans, les juifs. Ses occupants successifs ont laissé des témoignages bien visibles, à la fois entre les murs de la forteresse, dite le Kastro et dans les ruelles où l’on voit de vieilles maisons aux balcons de bois.



Les trois religions monothéistes s’y rencontreront : l’orthodoxie, l’islam et le judaïsme. Au XIIème siècle, la citadelle était le cœur de la ville byzantine. Avec la conquête ottomane au XVème siècle, la ville connaitra une nouvelle période qui se traduira par la construction de deux mosquées : la mosquée Fethiye et la mosquée d’Aslan Pacha qui ont conservé leurs mobiliers d'origine






Un personnage important de la période ottomane fut Alan Pacha, gouverneur de la région au début du XIXème siècle, il contribua au développement économique et culturel de la ville. Il fut ce qu’on appelle un despote éclairé. Le sultan de l’époque le destitua. Mais la ville reconnaissante pour ses actions de développement de la ville lui érigea un mausolée en fer forgé.


Le musée byzantin, qui a ouvert dans la forteresse du Kastro, fait revivre la période pré-ottomane avec nombre de découvertes archéologiques comme divers icones et objets sacerdotaux


L’influence juive est toujours présente aujourd’hui avec ses nombreuses boutiques qui affichent des ouvrages en argent. En effet, ce sont les juifs qui pratiquèrent par le passé le travail de l’argent qui fait la renommée de la ville aujourd’hui.


Un magnifique musée redonne toute l’importance à cette activité sur deux niveaux. Le premier niveau explique de façon très pédagogique les techniques de fabrication de l’argent. Le deuxième niveau expose de très beaux ouvrages en argent, jusqu’à l’époque contemporaine.





En dehors du Kastro, un des centres d’intérêt de Ioannina, c’est l’île to Nissi, qui se trouve au milieu du lac Pamvoli. L’ile est occupée par plusieurs monastères byzantins. Un des plus intéressants est le monastère de Philanthropinos qui a conservé un ensemble de fresques représentant philosophes, hommes politiques et historiens de l’Antiquité. La prise de photos étant interdite, je ne pourrai illustrer mon propos par des photos

La visite du village et de l'ile méritent le détour quand bien même nombre de boutiques touristiques ont colonisé le village.





Juste avant mon arrivée à Ioannina, j’ai fait une halte dans un site de la Grèce Antique, moins connu que Delphes, mais tout aussi important. C’est le site de Dodoni, sanctuaire où officiait un oracle dans la Grèce Antique. On y trouvait un amphithéâtre, un stade et des bâtiments religieux dédiés aux dieux de l’antiquité grecque.

Le jour de mon passage, j’étais le seul visiteur, ce qui me procurait un sentiment d'appropriation du site très égoïste. Mais le site n'était pas désert : un atelier de rénovation a été installé pour des travaux de consolidation de l’amphithéâtre.

J’étais heureux de poser le pied en Grèce en commençant par un site antique qui me reconnectait aux racines de notre culture occidentale





En m’élevant au-dessus de Ioannina le jour de mon départ, j’assisterai à une belle vision de la ville, du lac et de l’ile. Un matelas de brume s’étendait au-dessus du lac. C’est la dernière image que j’emporterai de Ioannina avant de prendre la route vers le site des Météores.


 
 
 

Commentaires


Post: Blog2_Post

06 24 45 00 48

  • Twitter
  • LinkedIn

© 2022 par Sur les routes de l'Europe avec Eriba. Créé avec Wix.com

bottom of page