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Epidaure, le sanctuaire d’Asclépios et Mycènes, la ville d’Agamemnon

  • Photo du rédacteur: christianhuteau44
    christianhuteau44
  • 24 janv. 2023
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 26 janv. 2023

On parle toujours d’Epidaure et de son théâtre aujourd’hui car tous les ans s’y déroule un festival où sont représentés les pièces des auteurs classiques grecs, Eschyle, Euripide, Aristophane,... . On y donnait déjà des représentations dès le 4ème siècle avant J.C, ainsi que des concours de musique et de poésie.


Mais avant d’être un théâtre, Epidaure était d’abord un sanctuaire où les malades accouraient pour trouver la guérison, en recherchant l’intervention du dieu Asclépios. Epidaure était une espèce de centre de remise en forme, un Lourdes avant l’heure. Asclépios, dieu de la médecine, était bien sûr honoré par un temple réduit aujourd’hui à ses soubassements.


Asclépios pratiquait une thérapie qui n’a plus guère cours aujourd’hui. Les malades devaient s’endormir dans un bâtiment dédié à cette pratique. Asclépios intervenait alors dans les songes des malades en les guérissant soit par des attouchements, soit par le truchement de serpents. On trouve une illustration de ces méthodes de soins singulières sur des bas-reliefs, présentés dans le musée archéologique à l’entrée du site.



Ce sanctuaire était tellement célèbre que les grecs y séjournaient pour bien d’autres raisons : se reposer, jouir du cadre idyllique, profiter des thermes, voir des pièces de théâtre, assister à des épreuves sportives se déroulant dans le stade. Cette profusion d’activités explique l’étendue du site dont l’expansion s’est poursuivie jusqu’à l’occupation romaine. Aujourd'hui, le site me semble comme une oasis de beauté naturelle et de calme. C’est ce que devaient éprouver les grecs anciens.


Revenons au théâtre. Outre qu’il soit un lieu emblématique de l’art théâtral, ce qui a fait sa renommée, le bâtiment est remarquable pour son acoustique et pour son état remarquable, bénéficiant de quelques restaurations limitées au XXème siècle.


SI Epidaure se trouve à une demi-heure de voiture de Nauplie à l’est, il en est de même de Mycènes, qui se trouve plus au nord. Pour y arriver, il faut emprunter la route bordée par des champs d'orangers à l'infini. Je l'ai emprunté au moment où la récolte des oranges commençait.



Mycènes est très singulière car elle est le vestige d’une civilisation très ancienne qui a dominé la Grèce entre 1500 et 1200 ans JC, c’est-à-dire près de 1000 ans avant la Grèce classique, celle de Périclès. Son architecture monumentale est stupéfiante : les murailles de la cité comportent des blocs de plusieurs tonnes, ce qui intriguait les grecs de l’époque classique. Ils pensaient que les murailles avaient été érigées par des géants, qu’ils appelaient cyclopes.





S’il fallait trouver deux raisons pour visiter Mycènes, on pourrait affirmer sans hésitation qu’il faut absolument voir la porte des Lions, qui donne l’accès à la citadelle.


Puis déplaçons-nous sous la citadelle pour entrer dans la monumentale tombe à coupole d’Atrée, qui est aujourd’hui dans un état de conservation stupéfiant. Cette tombe, qui a une forme circulaire et une voûte conique, aurait été la dernière demeure du roi de Mycènes, Agamemnon. Rappelons que, selon Homère, le roi aurait commandé l’armée grecque dans son combat contre Troie. On trouve au musée archéologique une copie du masque en or, dit masque d'Agamemnon.




Une fois franchie l’enceinte de la citadelle, il faut se hisser jusqu’au sommet pour découvrir le palais d’Agamemnon, dont il ne reste que les fondations aujourd’hui, puis poursuivre jusqu’à l’extrémité de la citadelle pour découvrir un escalier souterrain bien conservé qui conduit à une citerne, qui était essentielle en cas de siège.



Je quitterai le site, classé au Patrimoine Mondial de l’Unesco, avec un sentiment d’admiration pour cette civilisation qui nous a laissé un témoignage singulier de son génie architectural. Une interrogation subsiste toujours : on ne sait pas comment cette civilisation brillante a disparu vers l’an 1200 avant JC, Comme les archéologues ont trouvé des traces d’incendie dans les magasins alimentaires de la cité, il est possible que cette cité ait été renversée par un autre peuple conquérant. Cela reste un mystère aujourd'hui.




 
 
 

2 commentaires


Jean-François CARTON
Jean-François CARTON
30 janv. 2023

Super Christian! tu nous fais toujours aussi bien rêver en voyageant et en découvrant des civilisations que je ne connaissait pas ! Tes photos sont magnifiques et très bien commentées ! Au plaisir de te lire.

Jeff

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christianhuteau44
christianhuteau44
30 janv. 2023
En réponse à

Je suis content si mon récit te plaît

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