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Bologne, une ville où tout semble grand

  • Photo du rédacteur: christianhuteau44
    christianhuteau44
  • 5 nov. 2022
  • 2 min de lecture

Arrivé à la gare de Bologne, un souvenir s’impose en moi : en 1980, la gare fut le théâtre d’un terrible attentat commis par l’extrême-droite italienne. Près de 100 personnes y trouvèrent la mort. Bologne ne l’a pas oublié.


Bologne n’oublie pas non plus ses grands hommes qui ont œuvré pour la réunification de l’Italie au XIXème siècle, comme Garibaldi. ainsi que les résistants de la seconde guerre mondiale . Dans de nombreuses villes italiennes, des statues et des plaques commémoratives célèbrent ces deux moments charnière de l’histoire italienne.




En remontant l’artère principale de Bologne, la rue de l’Indépendance, je suis envahi par un vertige, celui causé par la marée humaine qui se déverse dans la ville. Une partie de ces marcheurs converge vers la place centrale de la ville, la piazza Maggiore.



Le vertige est aussi alimenté par la perception d’une ville qui conjugue plein de superlatifs. Tout est grand à Bologne : des monuments écrasants, des enfilages d’arcades sans fin, des artères longues et larges, des passages, des palais, des églises innombrables, des tours datant du Moyen-Age en grand nombre.




La ville possède un nombre incalculable de monuments politiques et religieux, justifiés par son statut de capitale régionale. Un des emblèmes de la ville est l’église San Petronio et dont la façade écrase de toute sa taille la piazza Maggiore





L’autre emblème de Bologne, c’est la tour Asinelli, qui date aussi du Moyen-Age. A cette époque, les tours de Bologne constituaient des structures défensives et étaient aussi des instruments de pouvoir pour les riches familles qui les construisaient. C’était à qui serait capable d’ériger la plus haute tour. Le vainqueur fut donc la famille Asinelli avec 97 m. La tour voisine, dite Garisenda s’incline devant sa grande sœur : elle ne fait que 48 m.







Une des curiosités de Bologne, ce sont ses nombreux passages qui relient deux rues. Un des plus anciens qui subsistent aujourd'hui, c'est le passage Isolani. Aujourd’hui, la mode des passages perdure : ce sont des galeries commerciales.




Une autre curiosité de Bologne, ce sont les canaux qui servaient à l'alimentation en eau de la ville. Aujourd'hui, il en subsiste un à ciel ouvert, le canal de Reno. Mais aujourd'hui, l'eau se fait rare.














Et puis en revenant vers la piazza Maggiore, je n’ai pas oublié de saluer le dieu Neptune qui nous domine par sa taille et son air pas commode. Comme dieu des eaux vives et des sources, il a certainement le pouvoir de rétablir le cycle naturel de l'eau pour l'humanité d'aujourd'hui.




La journée s'est achevée à la terrasse d'un bar à vins J'ai cédé à la tentation de découvrir quelques vins du Nord de l’Italie : un blanc effervescent, un blanc sec et un rouge. A ma grande surprise, j'ai constaté que le vin est ici mobilisé dans la lutte pour la préservation de l’eau. Qu'en penserait Neptune ?



Tout en dégustant lentement ces vins, je vois la piazza Maggiore s’illuminer progressivement. Il fait nuit dès 17h30. J’ai envie de prolonger ce moment contemplatif et savoureux. Demain, je reviendrais à Bologne


 
 
 

1 commentaire


Jean-François CARTON
Jean-François CARTON
05 nov. 2022

Bravo pour ces commentaires ! On prend plaisir à te suivre et de découvrir ces villes pleines d'histoires !Jeff

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